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Biographie

Rencontrer Jean-Yves GAUDIN, c’est être frappé par l’intensité du regard, travailler avec lui c’est sentir la qualité de son exigence qui cherche à obtenir le meilleur tant des professionnels que des amateurs. Sa carrière se situe, en effet, volontairement, entre ces deux mondes que souvent on oppose et qui pourtant ne peuvent être dissociés à ses yeux pour conjuger la rigueur des professionnels et l’enthousiasme des amateurs.
Premier prix de direction d’orchestre à Paris en 1978 à l’École Normale de Musique, dans la classe de Pierre Dervaux, Jean-Yves Gaudin a dirigé, depuis, de nombreuses formations françaises et étrangères. Passionné par le monde associatif, il est directeur artistique du CoRéAM depuis sa création en 1982 et de Chorus 17 depuis 1986.
Premier chef invité de Philharmonies en Turquie, en Bulgarie, en Macédoine, il a également abordé à l’opéra, le répertoire lyrique avec des ouvrages de Bizet, Verdi, Puccini, Wagner…
Après avoir enregistré, pour la Radio Nationale Bulgare (dont Honegger “Une Cantate de Noël et diverses pièces de musique contemporaine), il a réalisé plusieurs disques compacts (Beethoven, Franck, Milhaud, Pipkov…), en particulier avec l’Orchestre Symphonique de Tbilissi en Géorgie.
Chef d’orchestre, chef de chœur et pédagogue, il aborde toutes les écritures vocales et orchestrales.
En 2002, il a dirigé, entre autres, la création mondiale d’un opéra contemporain “Rodolphe” de André David et la “Messe en Si mineur”, de J.S. Bach, avec instruments baroques. En 2003, ce fut l’année Berlioz avec la Symphonie Fantastique et La Damnation de Faust, 2004 fut l’aventure de “Vienne et quelques viennoiseries” et personne n’a oublié l’immense succès d’Elias en 2005. Soucieux de partager avec le plus grand nombre sa passion pour la musique, il crée en 1995 le Festival des COREADES en Poitou-Charentes et, en avril 2004, le Festival “Bach à Pâques”, une première qui a permis de vivre de nombreux concerts avec des acteurs de notre Région et ses invités d’honneur : Gustav Leonhardt, Christophe Coin et Sigiswald Kuijken et en 2007, Ton Koopman.

Mitislava Gourovitch (The Independant)

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